Route du Rock 2017. Le bilan, jour 2.

Réveil difficile pour certains, un peu mieux négociés pour d’autres qui ont réussi à se coucher tôt et sobres… toujours est-il qu’on enchaîne sur le samedi. La programmation étant dense, et les navettes prises d’assaut (du moins c’est ce que je me laisse dire), je fais l’impasse sur la plage pour ne pas louper une minute des 8 groupes qui vont défiler dans le Fort. C’est parti!

Cold Pumas:

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Cold Pumas

Grosse côte pour le groupe de Brighton. Pour moi la meilleure ouverture sur les 3 jours. Un live toujours bien en rythme et visuellement prenant grâce à leur batteur-chanteur qui dégage une sacrée présence derrière ses fûts. Musicalement, ils modifient peu ce qu’ils font (très bien) sur album, juste ce qu’il faut pour donner un peu plus de punch.

Parquet Courts:

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Parquet Courts

J’aime bien sur album, sans plus. Même ressenti lors du concert.

Arab Strap:

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Arab Strap

Ma déception du samedi. J’étais resté sur une musique éthérée et des paroles en chanté/parlé qui collent parfaitement à cette atmosphère un peu lugubre. Si la voix et la prestance d’Aidan Moffat ne sont en rien discutables, j’ai par contre au beaucoup de mal avec la musique. Celle-ci reste très bonne, mais les morceaux étaient sur-instrumentalisés à mon goût et on a grandement perdu en intimité. Dommage.

Temples:

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Temples

M’ont laissé la même sensation que lors de leur premier passage. Un peu rigides et ayant du mal à magnifier leurs morceaux (pourtant excellents) sur scène.

The Jesus And Mary Chain:

C’était clairement le concert que j’attendais le plus. Le genre de groupe qu’on pense ne jamais voir sur scène, jusqu’au jour où… Ils ont rempli leur mission sans problème. Avec une musique qui reste longtemps dans les oreilles et dans la tête. Le jeu de scène de Jim Reid est assez impressionnant, surtout qu’étant donnée la disposition du groupe, il doit tout assurer de A à Z.

Black Lips:

Petite impasse pour moi, on commence à se faire vieux. Vu de loin donc, ça volait dans tous les sens.

Future Islands:

Comme annoncé, Samuel Herring est un monstre sur scène. Si leur musique sur album me plaît bien, sans plus, il faut reconnaitre que là, ils savent augmenter le niveau d’un cran pour rendre le live captivant.

Soulwax:

La machine à danser tout simplement. Avec le format proposé, difficile de se planter et je crois que c’est quasi unanime. Le mélange du rock et de l’éléctro a pris, et St Père a sauté, sauté jusqu’au bout de la nuit. Un grand moment!

Suite et fin demain!

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Courant d’Air #1717

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Hemming, Hemming, 2015.

Pas tout neuf, mais la splendide voix de cette chanteuse va sans aucun doute vous rester longtemps dans la tête. @hemmingmusic

Labradoor, Silence, 2016.

Plein de mélodies pop finement ficelées pour ce groupe londonien qui avec ses 3 singles en poche a déjà de très belles choses à proposer. @labradoormusic

Moonlandingz, Interplanetary Class Classics, 2017.

Tout le monde n’a pas l’air de tourner bien rond dans ce groupe. Assez foutraque de prime abord, leur musique s’avère bien plus méthodique au fur et à mesure des écoutes, tout en restant un sacré sac de styles. @themoonlandingz

Soulwax, From Deewee, 2017.

Retour en force après plus de 10 ans d’absence pour les belges de Soulwax. Leur mix électro-rock fait en tous cas toujours mouche et nous promet de folles heures sur le dancefloor. @soulwax

Artichoke Heart Soufflé, Treble And Bass, 2013.

Encore une petite séance de rattrapage avec une sortie qui a déjà 4 ans. Groupe composé d’un frère et d’une sœur à la naïveté assumée. Plein de la-la-las et d’amour partout.

Findlay, Forgotten Pleasures, 2017.

Premier album pour Findlay qui propose une pop synthétique assez nerveuse, des fois à la limite de la dance. 

MLCD: Pas si « Cheap » que ça!

MLCD

La Belgique regorge de talents pop-rock et en voici encore la preuve! On connaissait déjà Ghinzu, Soulwax, Girls in Hawaï ou encore BRNS dont on vous avait parlé ici. Voici MLCD ou encore « My Little Cheap Dictaphone ». Bien que ce quintette ne date pas d’hier, ce groupe du plat pays, originaire de Liège, est en pleine évolution depuis la sortie de sa première galette « Music Drama » sortie en 2002 chez Soundstation.

MLCD est né d’un projet solo du chanteur et guitariste Michael Larivière alias Redboy (également membre du groupe Hollywood Porn Stars), que l’on reconnaît aisément dans leurs concerts à sa guitare flambant rouge. Redboy enregistrait ses compositions sur un dictaphone et procède encore ainsi aujourd’hui. C’est pourquoi, lorsqu’un journaliste lui a demandé quel était le nom de son projet, il a naturellement répondu « My Little Cheap Dictaphone » et cela n’a pas changé depuis lors.

Leur musique est quant à elle une remise en question permanente, chaque album est une renaissance. Comme cité plus haut, « Music Drama » donnait dans le folk, puis leur deuxième opus « Small Town Boy » (2006) s’oriente vers un rock plus alternatif pour dériver vers un tout autre genre avec leur album concept « The Tragic Tale Of A Genius » sorti en 2010 chez PIAS Benelux. Cet opéra rock raconte l’histoire d’un artiste surdoué et torturé qui n’est autre que Brian Wilson, membre incontournable des fameux Beach Boys… Ce coup de poker satellise littéralement le groupe et est récompensé comme meilleur album et meilleur artiste belge de l’année aux Octaves de la Musique.

Mais ils n’en resteront pas là et on ne peut qu’approuver. Tout de suite après ce dernier succès, ils se remettent à composer, isolés durant 6 mois dans un mas provençal. Ils produiront alors la bande originale de la pièce « Roméo et Juliette » mise en scène par Yves Beaunesne à l’occasion de l’ouverture du Théâtre de Liège en octobre 2013. Dans la foulée commencent à naître de nouvelles mélodies initiant la création de leur tout dernier album « The Smoke Behind The Sound », sorti en France en mars dernier, toujours chez PIAS Recordings. Ce projet prend encore une fois le contre pied de ses prédécesseurs notamment grâce à la patte du producteur Luuk Cox (Shameboy, Stromae, Girls in Hawaï) et à l’intégration d’un cinquième membre virtuose du clavier. Ils enregistrent alors ensemble leurs titres dans les studios de l’ICP de Bruxelles et dans le mythique studio d’Abbey Road à Londres. Rien que ça…

C’est un album pleinement abouti que nous offre alors MLCD, en passant par des morceaux calmes et planant (« Summer In The Dark »« Feather Smile ») rappelant les français du groupe AIR, puis des pistes plus envolées à la Arcade Fire ou de superbes montées dans le genre Archive tel que sur le morceau « Fire » qui lance parfaitement ce 10 titres. Un très bel opus, cohérent et plein d’émotions, caractéristique de l’empreinte MLCD

Pour chatouiller vos oreilles de leur doux courant d’air, je vous propose d’écouter une sélection de titres issus de leur ultime « The Smoke Behind The Sound » accompagnée de deux clips dont l’excellent « Fire » pour le plaisir de vos yeux. J’espère que cela sera à votre goût! Pour ce qui est du toucher et de l’odorat… Je laisse libre court à votre imagination débordante…

Membres: Michael Larivière « Redboy » (chant, claviers, guitare, production), Xavier Guinotte (basse), Simon Fontaine (batterie), Pierre-Louis Lebacq (claviers), Manu Delcourt (claviers, guitare).

Concerts: Le 07.06.2014 à la Maroquinerie de Paris.

2 Many DJ’s – As Heard On Radio Soulwax pt. 2

 2ManyDJs - As Heard On Radio Soulwax Pt. 2

As Heard On Radio Soulwax pt. 2 est sorti en 2002 et c’est toujours un plaisir de l’écouter. Entre temps de nombreux autres sets sont sortis de l’imagination fertile des deux frangins belges. Ils ont ainsi pu nous faire découvrir une partie de leur collection.
2 Many DJ’s clôture ses As Heard On Radio Soulwax en ajoutant la vidéo à ce fameux Part 2. On peut y voir les pochettes d’albums des titres joués interagir en rythme grâce à un sacré travail d’animation.

A (re)découvrir d’urgence !

Radio Soulwax Presents: As Heard On Radio Soulwax pt. 2 from Radio Soulwax on Vimeo.