Courant d’Air #1802

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Thunder Jackson, Guilty Party, 2017

« What exactly is a Thunder Jackson? » demande une voix au tout début du titre « Guilty Party« . En effet, qui est Thunder Jackson? La photo du post ci-dessus illustre bien le désir d’anonymat de ce duo prometteur dont la rencontre s’est produite dans un taxi… Composé d’un chanteur-compositeur d’Oklahoma (USA) et d’un compositeur-producteur de Cardiff, le groupe vient de sortir son premier titre « Guilty Party« .  Leur électro-pop aux allures vintage rappelle le très bon Gnarls Barkley et vous fera très probablement danser dans votre voiture, sous la douche et pourquoi pas au boulot. On a vraiment hâte de voir leur premier album sortir de terre et de s’en mettre plein les oreilles, très fort de préférence!

Big Scary, Double Darkness, 2016

Ce groupe australien formé à Melbourne en 2006 compte déjà trois albums dont le dernier intitulé « Animal » est sorti en 2016. Le duo composé de Tom Iansek et Joanna Syme distille une pop alternative aux influences rock garage. Le groupe a signé sur le lablel Barsuk et leur deuxième album « Not Art » a notamment remporté le « 2014 Australian Music Prize ». Leur dernier album dégage un univers dark tout comme la pochette mais chaque titre s’inscrit dans un style différent. Hip-hop, pop, rock, indie, ballades… Faites votre choix!

Superorganism, Something For Your M.I.N.D, 2017

Vous connaissez peut-être déjà mais je voulais leur réserver une place dans ce courant d’air depuis des semaines. Le collectif de Superorganism comprend huit membres venus entre autres de Londres, du Japon, d’Australie et de Nouvelle Zélande. Depuis la sortie de leur titre « Something for Your M.I.N.D » en février dernier, le collectif connaît un franc succès. Bien mérité. Ce morceau a été produit à Londres par sept des huit membres puis envoyé outre-Atlantique à leur collaboratrice Japonaise, Orono (17 ans),  basée dans le Maine aux Etats-Unis. Orono a alors écrit les paroles puis apposé sa voix avant de renvoyer ce qui s’avère être une petite bombe à ses copains. Au-delà de l’originalité du style de Superorganism, on peut aussi noter le côté déjanté du clip produit par Robert Strange mettant en scène une baleine qui crache des bananes dans un décor de papier coupé-collé. A voir! Le collectif a signé sur le fameux label Domino Records et la sortie de leur premier album est attendue pour mars 2019.

Akari, Island Boy, 2017

Jordan Taylor aussi connu sous le nom de Akari vient de sortir un tout nouvel EP intitulé « Lazyboy« . Vous comprendrez mieux pourquoi à l’écoute. Le producteur New Yorkais a troqué son talent de beatmaker pour celui de chanteur-compositeur. Il pose sa voix caverneuse de crooner dans un style (lo-fi) hip-hop sur des beats lents (« Lazyboy », vous vous souvenez?) aux influences jazzy. Un sacré mélange me direz-vous. Oui. Mais c’est très efficace comme sur le titre « Island boy« .

Clayjay, Make Me Feel Güd, 2016

Prodige de la production hip-hop dès son plus jeune âge (14 ans), Clayjay saute le pas et vient de sortir son tout premier EP intitulé « Güd« . Clayjay a voulu que son empreinte soit plus large qu’un simple assemblage de beats impersonnels et a préparé une banque de sons organiques considérable  qu’il a transformée au format MIDI. Indépendant, Clayjay est le seul maître à bord tant sur la partie musicale que visuelle et marketing. Le jeune artiste de 20 ans me rappelle un certain Diplo et notamment sur le morceau « Come Over« … J’ai écouté son EP en boucle ces derniers mois et j’ai eu beaucoup de mal à choisir un titre pour vous. Je vous conseille fortement d’emporter sa galette avec vous lors de vos voyages en train ou pour vos soirées ambiancées. 

J.Bernardt, Wicked Streets, 2017

Co-fondateur et guitariste du groupe indie-pop Balthazar, Jinte Deprez s’offre un tour en solo avec la sortie de son premier album intitulé « Running Days » en 2017. Plutôt électro-pop, J.Bernardt nous livre un album tiroir où l’on retrouve également des notes soul, hip-hop ou bien encore orientale comme sur « The Question ».  C’est le genre d’album qui s’écoute de la première à la dernière chanson et on en redemande. Je vous propose ici son titre « Wicked Streets » qui a titillé mes oreilles et attisé ma curiosité.

 

 

 

 

 

 

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The Jungle Giants

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Tranquillement assis en terrasse d’un bar à Mexico cet été, j’ai été frappé par la qualité d’un titre qui passait à ce moment-là. J’ai tout de suite voulu connaître le nom de ce groupe. Malheureusement, avec mon espagnol emprunté et l’absence d’internet (donc pas de shazam), il a fallu batailler. Heureusement, j’étais bien accompagné et nous avons pu retrouver l’artiste en recherchant plus tard sur internet les bouts de paroles captés en pointillés.

Le morceau s’appelle Bad Dream et la formation qui en est à l’origine se nomme « The Jungle Giants« . Dès mes premières recherches j’ai été surpris de réaliser que le groupe en est déjà à son troisième album. « Quiet Ferocity » sorti en juillet 2017 succède donc à « Speakerzoïd » sorti en 2015 et « Learn To Exist » en 2013. The Jungle Giants est une formation composée de Sam Hales (chanteur), Cesira Aitken (guitare), Andrew Dooris (basse/chant) et Keelan Bijker (batterie/trombone). Le groupe est originaire du Queensland et plus précisément de Brisbane en Australie. Ils ont signé en 2011 sur le label indépendant Create/Control. Les membres du groupe se connaissent depuis longtemps puisqu’ils ont étudié ensemble au lycée. Jouant dans des groupes différents au début, ils se sont formés plus tard à l’université.

J’ai tout d’abord écouté leur dernier album « Quiet Ferocity » et je suis tombé sous le charme d’un indie rock épuré. On y retrouve la verve australienne que l’on pourrait aussi comparer au rock californien. On s’imagine l’été, autour d’un petit apéritif les pieds dans le sable. Mais The Jungle Giants ce n’est pas seulement ça et Sam Hales, leader du groupe, l’explique très bien. Il a revêtu le costume de producteur et a changé sa manière d’écrire et plus largement de travailler. Inspiré par la philosophie du grand romancier Ernest Hemigway, le groupe décide de professionnaliser son approche. Fini le temps où les paroles de certains titres n’étaient pas définies au moment de l’enregistrer en studio ou bien d’attendre l’inspiration comme le messie. The Jungle Giants travaille tous les jours de 9h à 17h comme vous et moi. En dehors de cela, Sam Hales s’efforce de ne plus penser aux textes écrits plus tôt dans la journée.

J’ai ensuite écouté leur deuxième album « Speakerzoïd ». C’est là que l’on commence à mieux connaître le groupe et  prendre conscience de leur potentiel. Si Quiet Ferocity est plus abouti, Speakerzoïd est un album aux multiples visages. J’ai été bluffé par la palette de styles lyrique et musical du groupe. On passe d’un chant décontracté voire nonchalant à la Beck à du punk-rock en passant par des reefs de guitare simples mais efficaces proche de The Strokes.

Quoiqu’il en soit, c’est une belle trouvaille en ce qui me concerne et leurs albums tournent en boucle depuis un mois dans mon casque… Leur musique vous réconcilie avec les clichés de l’indie rock/pop. Vous tomberez sous le charme de leur son parfois berçant, parfois rentre dedans avec un basse très présente et entraînante et j’espère que cela aura le même effet sur votre modjo que sur le mien. Je vous laisse donc découvrir quelques titres sélectionnés sur leurs deux derniers albums.


 

Route du Rock 2017. Le bilan, jour 2.

Réveil difficile pour certains, un peu mieux négociés pour d’autres qui ont réussi à se coucher tôt et sobres… toujours est-il qu’on enchaîne sur le samedi. La programmation étant dense, et les navettes prises d’assaut (du moins c’est ce que je me laisse dire), je fais l’impasse sur la plage pour ne pas louper une minute des 8 groupes qui vont défiler dans le Fort. C’est parti!

Cold Pumas:

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Cold Pumas

Grosse côte pour le groupe de Brighton. Pour moi la meilleure ouverture sur les 3 jours. Un live toujours bien en rythme et visuellement prenant grâce à leur batteur-chanteur qui dégage une sacrée présence derrière ses fûts. Musicalement, ils modifient peu ce qu’ils font (très bien) sur album, juste ce qu’il faut pour donner un peu plus de punch.

Parquet Courts:

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Parquet Courts

J’aime bien sur album, sans plus. Même ressenti lors du concert.

Arab Strap:

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Arab Strap

Ma déception du samedi. J’étais resté sur une musique éthérée et des paroles en chanté/parlé qui collent parfaitement à cette atmosphère un peu lugubre. Si la voix et la prestance d’Aidan Moffat ne sont en rien discutables, j’ai par contre au beaucoup de mal avec la musique. Celle-ci reste très bonne, mais les morceaux étaient sur-instrumentalisés à mon goût et on a grandement perdu en intimité. Dommage.

Temples:

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Temples

M’ont laissé la même sensation que lors de leur premier passage. Un peu rigides et ayant du mal à magnifier leurs morceaux (pourtant excellents) sur scène.

The Jesus And Mary Chain:

C’était clairement le concert que j’attendais le plus. Le genre de groupe qu’on pense ne jamais voir sur scène, jusqu’au jour où… Ils ont rempli leur mission sans problème. Avec une musique qui reste longtemps dans les oreilles et dans la tête. Le jeu de scène de Jim Reid est assez impressionnant, surtout qu’étant donnée la disposition du groupe, il doit tout assurer de A à Z.

Black Lips:

Petite impasse pour moi, on commence à se faire vieux. Vu de loin donc, ça volait dans tous les sens.

Future Islands:

Comme annoncé, Samuel Herring est un monstre sur scène. Si leur musique sur album me plaît bien, sans plus, il faut reconnaitre que là, ils savent augmenter le niveau d’un cran pour rendre le live captivant.

Soulwax:

La machine à danser tout simplement. Avec le format proposé, difficile de se planter et je crois que c’est quasi unanime. Le mélange du rock et de l’éléctro a pris, et St Père a sauté, sauté jusqu’au bout de la nuit. Un grand moment!

Suite et fin demain!

Interview des Ded Rabbit.

0005445866_10Quand on pense aux fratries dans le rock, les premiers noms qui nous viennent à l’esprit sont naturellement Oasis, les Beach Boys, AC/DC, …

Chacun ayant géré à sa manière la notoriété et le fait d’être en famille, tous ces groupes ont connu des destins aussi divers que variés.

Pas de recette miracle donc pour réussir avec ses frères, sœurs, cousins, cousines et autres personnes partageant une partie de génome aussi infime soit-elle.

Chez Château d’Air, nous sommes partis à la rencontre des Ded Rabbit. 4 frères écossais réunis un peu par hasard, mais avec un goût certain pour la (bonne) musique.

Les agendas de chacun étant ce qu’ils sont, et la direction n’étant pas en mesure de me payer le déplacement vers Edimbourg, c’est avec 25% du groupe et via Skype que j’ai mené cette interview. Pour voir ce qui s’est dit, n’hésitez pas à lancer la vidéo (et à la partager).

Pour suivre les 4 frères, c’est par ici:

TwitterSpotify, site web, Facebook.

Interview de Gaël Duro.

ic_large_w900h600q100_gaeldurophotoIl y a une semaine de cela, Château d’Air a dépêché deux de ses plus intègres journalistes pour aller à la rencontre de Gaël Duro dans sa ville d’adoption, Lesneven.

Autour d’un verre au bar Chez Tom (merci à Nico au passage pour le prêt de la salle) nous avons pu faire un petit point sur sa carrière solo -son deuxième album, « Mâle », vient de sortir le 22 avril- et sur le festival Legend’Air, qu’il organise fin novembre depuis deux ans déjà.

ATTENTION – Ce programme est susceptible de contenir des placements de produits.

Pour ceux qui veulent en entendre plus, le premier album de Gaël, « Tu vois le tableau » est en écoute sur Spotify.

Les clips présentés dans l’interview sont juste en dessous dans leur version intégrale.

Et pour commander le très bon nouvel album, c’est par là:

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