Live report: Weezer à l’Olympia, 19/10/2017

12 ans après leur dernier passage en France, Weezer nous donnait l’occasion de les voir à Paris ce jeudi. Immanquable pour ma part, Château d’Air a fait le déplacement.

Je tiens tout d’abord à préciser qu’en tant que gros fan du groupe, cet article sera intégralement non-objectif.

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En guise d’apéro, ce sont les natif de Chicago, The Orwells, qui ont pour mission de chauffer le public. Le temps de rentrer dans la salle sur le coup des 20h, leur set débute pile à l’heure, et sera expéditif, c’est le moins que l’on puisse dire. 30 minutes, montre en main. Un peu court à mon goût, car leurs morceaux qui sont déjà excellents sur album passent très bien sur scène.

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C’est un peu avant 21h qu’arrivent enfin les quatre fantastiques de Weezer. Quasiment adepte de la première heure, cela fait donc plus de 20 ans que leurs musiques sonnent et résonnent chez moi. Autant dire que je suis aux anges. et pour être tout à fait franc, l’attente en valait la peine.

Toujours avec ce look d’éternel adolescent, Rivers Cuomo est plutôt touchant comme personnage. Il parle peu, et derrière son air réservé, on sent vraiment qu’il prend du plaisir à être là.

Le set commencera avec 3 vieilleries issues du Blue Album et de Pinkerton. Ensuite viendront les morceaux plus récents, le groupe ayant tout de même un répertoire conséquent dans lequel piocher. S’il est difficile de sortir des morceaux de la setlist (seul Island In The Sun aurait pu passer à la trappe -saturation pour cause de surexploitation radiophonique et télévisuelle), quel plaisir de pouvoir chanter Buddy Holly, Pork And Beans, ou bien encore Beverly Hills en chœur. le public est d’ailleurs fin connaisseur et tous les refrains sont scandés par les presque 2000 spectateurs, la billetterie affichant complet depuis déjà quelques semaines.

Pour résumer, un excellent moment oscillant habilement entre la nostalgie des tubes internationalement connus et reconnus, et des moments plus confidentiels, réservés aux fans.

Pour ceux qui ne pouvaient pas être là, voici un petit condensé de ce qui s’est passé, glané sur Youtube.

 

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Interview de Wellbird.

wellbird2Si les 4 membres de Wellbird ne sont pas des bizuths, leur projet commun est lui par contre tout frais.

Dans un écrin pop, les compositions du groupe naviguent dans des sous-genres toujours proches mais bien distincts.

Pour décrire l’état d’esprit Wellbird, le plus simple est encore de transposer la description qu’ils font d’eux-même:

Faux super-groupe réunissant Sammy Decoster, Jim Paillard (Erevan Tusk) & Nicolas Puaux (Narrow Terence) sous la houlette d’Alex Viudès – opérant lui-même dans chacun des trois projets précités – WELLBIRD est avant tout une affaire d’instinct. Misant sur la bonne entente musicale et humaine pressentie de ce beau monde, ce dernier les réunit avec l’envie fougueuse d’enregistrer une bonne poignée de chansons reflétant ces quatre personnalités. Un projet « simple et rapide, à l’image de ces groupes que l’on montait en une nuit à l’adolescence ».

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Ayant très vite accroché à leurs compositions, j’ai lancé au groupe une invitation pour une petite interview. Invitation acceptée. Alex Viudès a donc sacrifié un peu de son temps pour Château d’Air. Un grand merci à lui. Et voici ce qu’il a à nous raconter:

  • Je vous laisse vous présenter, et me dire quelques mots sur le parcours de chacun (groupes précédents, instrument joué, …).

Commençons par les présentations. Il y a Jim Paillard au chant/guitare/basse/clavier, aussi chanteur leader d’Erevan Tusk entre autres puis Nicolas Puaux au chant/guitare/basse/clavier, un des deux frères Puaux du groupe Narrow Terence ensuite Sammy Decoster chant/guitare/basse/scie musicale qui officie aussi sous son nom et Valparaiso et enfin Alex Viudès chant/batterie/clavier, le catalyseur de l’équipe qui travaille avec toutes personnes en dehors de Wellbird.

  • Comment s’est faite votre rencontre, sachant que vous avez tous déjà un certain passif dans la musique?

C’est Alex (moi) qui a eu la bonne idée de créer cette rencontre, ahahah (Oui, je m’auto congratule…) Je connaissais tous ces gens depuis pas mal de temps, ayant effectué des tournées, enregistré des albums, j’étais sûr de créer un groupe aussi bien homogène artistiquement qu’humainement! Et ça a tout de suite pris. On était tous enchantés de jouer ensemble, ça allait très vite et on a très vite décidé d’aller enregistrer en studio.

  • Quand on écoute les morceaux, on a presque l’impression d’avoir affaire à plusieurs albums, tellement il y a d’univers différents (de la chanson française de Gris Métallisé ou Marteau au folk épuré de Temptation en passant par le rock de Soldier on the Ground ou la pop de Picture of a Picture). Le travail de composition se fait-il en groupe ou bien chacun apporte «ses chansons»?

Oui, à la base du projet j’avais présenté ça aux gars comme un laboratoire où chacun pouvait ressortir de vielles chansons laissées dans un coin de la tête ou de l’ordi donc des univers différents effectivement. Mais les chansons apportées étaient dans un stade embryonnaire, ensuite on s’est tous retrouvé en répète et on a commencé à mettre les choses en place. Au niveau de la réalisation et production de cet EP c’est moi qui ait tout dirigé en essayant de prendre le plus de recul possible, pas simple des fois quand on joue dans le groupe. Et c’est ce qui fait la force de ce groupe, les univers différents mais avec une ligne directrice, il y a quelque chose qui les relie et qui forme des liens très forts entre toutes ces chansons.

  • Vous n’avez pas peur de justement faire peur à l’auditeur en le déboussolant un peu avec cette variété de styles?

Alors là non pas du tout, et tout est marqué dans le titre si je puis dire ! «  Menu » ahahah…Non, on n’est pas non plus dans un EP qui mélange Ska, Metal Symphonic et musique trad du Kurdistan. On reste dans un format pop song, chanson qui est habillé un peu plus chaudement par-ci, moins par-là, tout dépend du climat qu’on a envie de mettre en place.

  • Le fait d’alterner des morceaux chantés en français et en anglais c’est le fruit du hasard ou bien une démarche qui associe volontairement le style musical au langage?

Même chose pour les langues employées. La langue reste un outil de communication pour faire passer un message par exemple, donner de émotions, mettre un décor… et je pense sincèrement que l’emploie de l’anglais à notre époque n’est plus trop un frein de compréhension car de plus en plus de personnes utilisent et parlent cette langue. Dans le groupe il y a des personnes bilingues, trilingues donc la maîtrise de l’anglais utilisé est là et bien maîtrisé même. On n’a pas non plus voulu se cantonner à une seule langue, dans Wellbird toutes les vannes sont ouvertes et ça fait du bien ! En montant ce groupe je savais pertinemment qu’il y aurait ces deux langues présentes dans les chansons. 

  • Vous précisez vous-mêmes dans votre description que Wellbird est « simple et rapide, à l’image de ces groupes que l’on montait en une nuit à l’adolescence ». Cela signifie-t-il que le projet est éphémère, ou bien y aura-t-il une (des) suite(s)?

On aime bien cette image d’ados qui montent leur groupe du jour au lendemain juste par envie de créer quelque chose ensemble, so 90’s quelque part. Et bien on est dans le même cas. On n’a pas réfléchi, après un dîner où j’avais réuni tout le monde (d’où le titre Menu peut être ?), on est tous parti en se disant qu’on allait monter un super groupe et qu’on allait créer des choses qui nous ressemblent en conservant un esprit de franche camaraderie. L’histoire commence ainsi et n’est toujours pas finie, des choses arrivent pour 2018…

Un grand merci, encore une fois, au groupe pour leur temps. Si vous voulez écouter leur EP, sorti au mois d’avril, c’est juste là (il est aussi possible de le commander en physique):

Leur page Facebook.

Rone – « Brest »

La parution du 4e album de l’artiste électro Rone, « Mirapolis », est annoncée pour le 3 novembre et « les douze titres de ce nouveau disque, constituent chacun à leur manière des tranches de vie des créatures peuplant une cité utopique échafaudée par Rone ». Premier extrait de cet opus, dont la pochette est signée Michel Gondry, est intitulé « Brest », éventuel clin d’œil à la Bretagne ou l’album a été composé. Une tournée est également prévue et vous pouvez retrouver toutes les dates ici.

Nouveau clip pour Gaël Duro.

jean-paul.le-menez_2017022012593019_RosgaelLe nouveau clip de Gaël Duro, interviewé par nos soins au mois de mai, vient de sortir. De l’Ombre à l’Oubli, un texte sombre, une musique délicate et des images tristement d’actualité. Réalisé par Kyuji Film, comme les précédents, c’est un très beau travail qui nous est proposé là.

Pour commander l’album, c’est par ici: site de Gaël Duro. Pour info, les 100 premières commandes seront dédicacées. Et pour ceux qui ont manqué l’interview, elle est toujours visible ici: interview de Gaël Duro.

 

Route du Rock 2017, J-2.

logo2C’est devenu l’incontournable de l’été. Depuis 1991, l’équipe de Rock Tympans nous prépare LA programmation aux petits oignons pour combler nos oreilles d’un savant mélange de nouveautés et de grands noms de la musique indé. À 2 jours de l’ouverture du festival, il est grand temps de faire le point.

Cette année encore, pas de compromis, et que du bon en perspective. Nous n’allons pas revenir sur la programmation en détail, tant elle est dense, mais voici la liste des artistes présents pour cette édition.

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Courageux, nous nous sommes pliés au petit jeu du pronostic afin de savoir  quelle serait la révélation du week-end. Et chacun y est allé de son favori, Moonlandingz pour Rodrigue, Yak pour Thomas et Idles pour ma part. Les sus-nommés ayant sorti leur premier album en 2016 ou 2017, on a peu de références et la surprise risque d’être au rendez-vous.

Enfin, pour sortir un peu de notre créneau « découverte », nous avons aussi voulu savoir pourquoi certains groupes revenaient pour la seconde fois (ou plus) cette année. C’est le cas de pas mal de formations – Interpol, PJ Harvey, DJ Shadow, Angel Olsen, Mac DeMarco, Temples, Thee Oh Sees, Parquet Courts, Car Seat Headrest, Allah-Las, Arab Strap ou bien encore les Magnetic Friends – et nous leurs avons donc posé quelques petites questions. Les agendas étant chargés en cette saison, seuls les Parquet Courts et les Magnetic Friends ont pu nous retourner les questionnaires dans les temps. Un grand merci à eux et aux quelques autres qui étaient en bonne voie. Pour information, les réponses (et les questions ajoutées par les groupe) sont en italique.

PARQUET COURTS
Quel est votre meilleur souvenir de votre passage à St-Malo? Y’a-t-il une anecdote sympa à raconter?
Nous avons joué de nuit, ce qui était formidable. On ne joue pas souvent de nuit, et avec le Primavera ce fut la seule fois il me semble. Les gens en avaient la bave au lèvres et la nourriture était excellente.
– Ah oui? Et Qu’avez-vous mangé?
Difficile de se rappeler. Je pense pouvoir dire sans me tromper qu’il y avait du pain. Et je crois qu’une soupe a aussi fait son apparition.
Et un mauvais souvenir?
Aucun mon ami. Et s’il y en avait eu, ils ont été effacés par des verres de votre vin mondialement connu.
Ah, des hommes de goût…
[ils lèvent leurs verres]
– Connaissiez-vous le festival avant, et cela a-t-il eu une influence sur votre venue?
Non, jamais entendu parler avant d’y jouer. Mais maintenant, nous ne l’oublierons jamais.
– Avez-vous été charmés par l’architecture médiévale de St-Malo qui contraste avec la côte bretonne ensoleillée?
Oh mon Dieu, oui!
MAGNETIC FRIENDS
Quel est votre meilleur souvenir de St-Malo?
Un mix avec le thème de Twin Peaks par Badalamenti et la reprise du Personal Jesus de Depeche Mode par Johnny Cash juste avant l’entrée en scène des Cure. Magique.
Et votre pire souvenir?

Le concert de Blonde Redhead en 2002 je crois arrêté pour cause d’orage. Une édition apocalyptique. Et le concert de Programme en clôture de la première soirée toujours sous la pluie et devant je dirais 70 personnes…

Pour tout renseignement supplémentaire, n’hésitez pas à vous rendre sur le site officiel de la Route du Rock.