Les meilleurs morceaux techno.

Les internautes viennent d’élire, via le site du festival Awakenings, les meilleurs morceaux techno. Nous ne pouvions raisonnablement pas rester les bras croisés à regarder passer les trains sans réagir. Voici donc le Top 9 (oui, pourquoi pas) des morceaux techno, version Château d’Air (classés par ordre alphabétique).

Aphex Twin, Come To Daddy

Daft Punk, Da Funk

Death In Vegas, Rekkit

DJ Cam, Twilight Zone

Fischerspooner, Emerge

Kraftwerk, Autobahn

Laurent Garnier, The Man With The Red Face

Moderat, A New Error

Underworld, Born Sleepy

 

 

Stupeflip – « The Antidote »

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5 ans après leur dernier album The Hypnoflip Invasion, Stupeflip revient avec un nouvel album. Ce dernier a été, une nouvelle fois, financé par une cagnotte participative qui a permis au groupe de lever plus de 400 000 euros par leur fan et garder ainsi leur indépendance. Cette somme va donc servir a enregistrer le nouvel album, réaliser des clips et organiser une flip party géante… En attendant mars et la sortie officielle du nouvel opus, on peut écouter  le premier morceau The Antidote.

Le lapin veut sa stup-dose
Prêt à mordre jusqu’au sang
Il utilise sa truffe rose pour aller gratter quelques sons
Et sa détale en sautillants toujours au bord de l’overdose
Comment bouffer du stup sans choper la myxomatose

Interview des « Slow Sliders ».

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Entre deux prises de son et deux prises vidéo, les Slow Sliders, formation bretonne, a eu la gentillesse de nous accorder une interview. Nouvel album, nouveau clip, la suite de 2017, ils nous disent (presque) tout.

Messieurs bonjour. Tout d’abord, je vous laisse vous présenter, et ainsi nous préciser comment vous êtes venus à la musique (ou si c’est la musique qui est venue à vous).

Salut !

On est les Slow Sliders un groupe de quatre gars du Finistère (Victor, Axel, Clovis et Gwen). Pour le coup c’est moi Gwen qui me chargerai de répondre aux questions. En “porte parole”.

Du coup. Je dirais qu’on est venu assez simplement à la musique. A la base on était tous les quatre des gros fans de musique et on pratiquait déjà chacun un instrument avant de monter le groupe. Donc c’est peut être la musique qui est venu à nous. Comme vous préférez !

Comment vous êtes vous rencontrés, et qu’est ce qui vous a poussé à former le groupe?

Clovis Victor et moi c’était pendant nos années collèges. Quand on est rentré au lycée on a voulu monter un groupe de musique ensemble, allez savoir pourquoi ? Faut croire que ça nous paraissait cool ! Du coup arrivé au lycée on a cherché un deuxième guitariste pour compléter la formation. On a rencontré Axel et on lui a proposé, tout simplement.

Quelle sont vos influences? Vous revendiquez-vous d’un groupe, ou d’un mouvement en particulier?

On écoute beaucoup de truc différent. Après c’est difficile de déterminer ce qui nous influence vraiment. Qu’en on parle de nous les gens cite souvent Tame Impala, Mac Demarco, Grizzly Bear… ce genre de groupe. Si on veut parler de mouvement je dirais qu’on s’inscrit dans l’indie rock, ou pop. Comme vous préférez.

D’où vient votre nom d’ailleurs? Une connotation musicale?

Oui ! Ça vient d’un morceau de Van Morrison qui s’appelle “Slim Slow Slider”. C’est clairement un vieux truc de rockeur que de prendre un nom en référence à une chanson (Radiohead, Rolling Stones etc.). On était jeune, on a fait pareil.

J’ai pu voir que l’album et un clip étaient en cours. Quelques précisions sur les dates de sortie?

L’album est dans la boite, on attend les mixes… et c’est long. Pour ce qui est du clip on vient justement de finir de le tourner, une histoire de chien…

Malheureusement on est dans l’impossibilité de vous donner une date de sortie précise à l’heure qu’il est ! Mais rassurez vous, ça sortira en 2017 !

A titre personnel, je vous ai connus lors de la première partie des « Wedding Present » en novembre à Rennes (2 très bons concerts, cela dit en passant). Comment en êtes vous arrivés à tourner avec eux?

C’est la Route du Rock Booking, la division booking du festival qui nous a proposé cette date.

On ne connaissait même pas le groupe avant ça. Après on a fait une seul date avec eux du coup on peut pas vraiment dire qu’on ai “tourné” avec eux !

Les Victoires de la Musique viennent de donner les noms des retenus. Il y a quelque chose qui vous plaît dans le lot? Et plus généralement, quel regard portez-vous sur la musique française? Ce qui apporte une nouvelle question, pourquoi avoir choisi l’anglais pour vos textes?

Non pas vraiment… ah si peut être La Femme. Et encore ça fait pas vraiment l’unanimité au sein du groupe. Je viens d’aller jeter un œil pour le coup, parce qu’à la base j’étais même pas au courant, donc voilà… on s’intéresse pas spécialement à la scène française et encore moins à la musique promut par les Victoires de la Musiques. On va plus s’intéresser au groupe anglo-saxons en général. L’idée de chanter en anglais nous a toujours paru évident. C’est la musique qu’on écoutait du coup c’est la musique qu’on a voulu faire !

En cette période de vœux, un souhait musical pour 2017?

On aimerait bien sortir notre album, ça serait déjà bien !

Après si les artistes qu’on aime bien pouvait sortir des bons albums cette année ça serait parfait !

Non en vérité c’est presque toujours plus satisfaisant de découvrir des nouveaux artistes.

 

Si vous souhaitez découvrir le groupe, voici 2 vidéos, ils sont aussi écoutables sur Soundcloud.

Et si vous préférez vous faire une idée en live, 3 dates à retenir:

Le 25 janvier à Paris, le 26 à Rezé et le 2 février à Dijon.

Le hip-hop 90’s et 00’s selon DJ Vadim

dj-vadimDJ anglais né à Saint-Petersbourg, DJ Vadim est l’un des maîtres de l’abstract hip hop. Dans ses albums, il parvient à intégrer l’ensemble des sons qu’il aime : hip-hop d’abord, mais également électro, dub, soul, jazz, classique, bruitages. Ce prolifique explorateur de sons, nous offre aussi régulièrement des mixtapes gratuites. La dernière, une vrai réussite, est la rencontre entre le hip-hop des année 90 et 2000, selon Vadim. Le résultat donne 2h de régal pour les amateurs du genre!

Concert de Miossec à la Carène, Brest, le 25/11/2016.

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Miossec avance, et ne se fait pas prier pour nous le faire savoir. Vendredi 25 novembre, il avait rendez-vous avec son public, à Brest même, pour présenter Mammifères, sorti au mois de mai.

Pour être honnête, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans les dernières compositions. Le côté tango et le style allégé des morceaux ne m’ont pas fait sauter au plafond. Je ne venais donc pas au concert en terrain conquis, loin de là. Accompagné de 3 musiciens, c’est en formation inédite qu’il se présente. Un clavier / boîte à rythme, deux guitares et un violon / mandoline. Une disposition qui venait confirmer mes crainte: on allait avoir quelque chose de très proche du CD.

D’entrée de jeu, on a droit à un enchaînement de nouveaux titres. Ô bonheur! Le travail effectué sur l’orchestration est impressionnant, et c’est finalement une nouvelle facette des morceaux qui est proposée. L’absence de l’accordéon fait quasiment s’évaporer la note tango, et la boîte à rythme réussit presque à faire oublier qu’il n’y a pas de batterie. Le son est donc bien plus fourni et plus rock que prévu.

Miossec est assez bavard, mais semble quand même timide, c’est étonnant. Il réussit à se mettre la foule à dos en annonçant directement qu’il ne fera pas Brest, qui perd selon lui de son intérêt à domicile et annonce que par contre une chanson sur Le Conquet est en préparation pour la remplacer. Rires et lancement du running gag. Brest sera tout de même bien présente en fin de set, lors du second rappel. Entre temps, le téléphérique en prendra aussi pour son grade.

Côté morceaux, quasiment tout le dernier album y passe, et comme je le disais en ouverture, Miossec avance, et ne regarde plus trop derrière lui. Boire et Baiser seront totalement oubliés (mis à part Que devient ton poing quand tu tends les doigts). Qu’à celà ne tienne, l’heure et demie défile devant un public aux anges. Le mot de la fin restera dans l’ambiance générale: « Ne tombez pas du téléphérique! ».