Courant d’Air #1738

designklein-14811822Alvvays, Antisocialites, 2017.

Superbe deuxième album pour les ouest-canadiens qui arrivent à mélanger leur son propre aux sonorités et à la nonchalance de la pop anglaises de leurs illustres prédécesseurs tels que les Raincoats ou Heavenly. @alvvaysband

The National, Sleep Well Beast, 2017.

C’est un peu la grosse cote de l’année. Attendu depuis 4 ans (sortie de Trouble Will Find Me en 2013), Sleep Well Beast confirme la qualité d’écriture du groupe. Aucune baisse de niveau dans les compositions, l’émotion est au rendez-vous. @TheNational

Joywave, Content, 2017.

Le groupe de New-York réussit sur son deuxième album à réunir le spleen lancinant de Radiohead et le post-disco sautillant des Two Door Cinema Club. Et oui, cela va bien ensemble. @joywavemusic

Nassau, Heron, 2017.

Le genre d’album qui se laisse écouter, la tête vers le ciel, limite dans les nuages. 

Violet Youth, Primary Nature, 2017.

Premier EP prometteur pour le quatuor anglais. Rien de fondamentalement original dans le son, mais de très jolies compositions, et des mélodies qui restent en tête. @VioletYouth_

 

Publicités

Nouveau clip pour Gaël Duro.

jean-paul.le-menez_2017022012593019_RosgaelLe nouveau clip de Gaël Duro, interviewé par nos soins au mois de mai, vient de sortir. De l’Ombre à l’Oubli, un texte sombre, une musique délicate et des images tristement d’actualité. Réalisé par Kyuji Film, comme les précédents, c’est un très beau travail qui nous est proposé là.

Pour commander l’album, c’est par ici: site de Gaël Duro. Pour info, les 100 premières commandes seront dédicacées. Et pour ceux qui ont manqué l’interview, elle est toujours visible ici: interview de Gaël Duro.

 

Courant d’Air #1737

designklein-14811822Fangclub, Fangclub, 2017.

Nirvana a encore des rejetons un peu partout dans le monde. En Irlande par exemple, d’où sont originaires les Fangclub. Leurs changements de rythmes et de vitesses sont assez bien menés pour capter l’auditeur et le garder jusqu’au bout du disque. @Fangclubband

Fufanu, Sports, 2017.

Débarqués d’Islande, le duo Fufanu (composé des jumeaux Einarsson) propose sur son second LP une rencontre éléctro-rock sombre et percutante qui titille aussi bien le côté dansant que le l’introspectif. @Fufanumusic

Daughter, Music From Before The Storm, 2017.

Un must have de la rentrée (et même probablement de l’année). Lyrique, puissant et profond. @ohdaughter

Gold Class, Drum, 2017.

Second long format pour le groupe australien qui a légèrement revu sa formation depuis. Une rythmique nerveuse, des mélodies poignantes, une voix qui navigue entre celles de Ian Curtis et Morrissey et on comprend aisément que la mayonnaise prenne. @goldclassband

Mogwaï, Every Country’s Sun, 2017.

Même formule, même émotion. Décidément très forts ces écossais. On peut encore compter sur eux, et se lancer dans l’écoute de Every Country’s Sun les yeux fermés. @mogwaiband

 

Courant d’Air #1736

designklein-14811822Petite playlist spéciale des « anciens de la Route du Rock » comme on est encore un peu dedans et que plusieurs albums d’artistes déjà programmés sortent en ce moment.

The War On Drugs, A Deeper Understanding, 2017.

Tous les ans, on cherche l’album qui va « Prolonging The Magic (Cake, 1998) », celui qui va faire durer l’été un peu plus que prévu. Pour 2017, c’est bon, c’est trouvé. The War On Drugs, avec une batterie un peu plus présente que sur le dernier album, réussi à produire la sonorité idéale pour les barbecues et les soirées de septembre. Pop, léger, mais entrainant. @TheWarOnDrugs

Naomi Punk, Yellow, 2017.

Voyage dans l’Allemagne des années 70. Un son métallique, déglingué, un chant qui passe presque inaperçu. Dépaysement garanti.

The Districts, Popular Manipulations, 2017.

Album plus sombre que le précédent, moins dansant. Mais le son gagne en assurance, en consistance. On se rapproche sur certains morceaux d’Interpol. On sent que le groupe prend du galon, tant mieux. @TheDistrictsPa

Widowspeak, Expect The Best, 2017.

Belle surprise que ce Expect The Best. J’avais laissé Widowspeak sur une bonne note, mais sans un enthousiasme particulier. Là les mélodies et surtout la voix de Molly Hamilton vont clairement faire plus qu’un petit tour sur la platine. @widowspeaking

Oh Sees, Orc, 2017.

C’est toujours brouillon, limite audible et intelligible, mais leur performance à la Route du Rock m’oblige à revoir mon avis. Je me replonge donc dans leur abondante discographie, histoire de voir à côté de quoi je suis passé.@TheeOhSees

Route du Rock 2017. Le bilan, jour 3.

Troisième et dernier jour du festival, où les membres de Château d’Air ont eu la bonne idée de participer au tournoi de foot de S.A.N.D. sur la plage, sous le pseudo The Avalanches. Ben oui, on est pas assez crevés avec les concerts. Un grand bravo d’ailleurs à l’organisation (Fred), aux spectateurs, et aux joueurs qui seront restés fair-play de bout en bout (l’auto-arbitrage aura été un succès).

DSCF2564.JPG

The Proper Ornaments:

DSCF2578

The Proper Ornaments

Le genre de groupe idéal pour ouvrir une soirée à la Route du Rock. Très pop et collant parfaitement à l’atmosphère « soleil tombant » / apéritif. J’en garde un bon souvenir, même si ce n’est pas le genre de performance qui fait forcément grimper au plafond.

Angel Olsen:

DSCF2585

Angel Olsen

Énorme satisfaction pour ma part. Déjà conquis sur CD, j’ai adoré la performance d’Angel et son groupe. Visuellement, les tenues étaient seyantes, c’est le moins que l’on puisse dire. Ensuite musicalement, le set proposé avait tout pour séduire, entre « vieux » morceaux et nouveautés. Et elle n’hésite pas à jouer avec le public, voire même à minauder un peu. Grand moment.

Yak:

DSCF2591

Yak

Voilà encore un groupe qui aura retourné le Fort. Prévisible, certes étant donné ce qu’ils produisent sur album, mais quand on sent qu’il y a en plus l’envie et la sincérité, c’est encore mieux. Le passage dans le public du chanteur, Oliver Henry Burslem, restera d’ailleurs comme un des grands moments du weekend.

Mac DeMarco:

Étant donnée sa performance en 2014 (de loin le meilleur concert cette année là), j’avais un peu peur de voir soit une redite, soit d’être « blasé ». C’est sans compter sur la faculté de Mac et sa bande à se renouveler et à improviser. Je me rends compte que chacun de ses concerts doit être unique et que le suivre sur une tournée doit donner lieu à des moments inoubliables chaque soir. Si la reprise Coldplay avait fait rire tout le monde la dernière fois, celle de Vanessa Carlton ce dimanche a eu le même effet. Vraiment un grand gars, dans le sens artistique du terme, qui arrive a créer une communion comme rarement avec son public. Il peut revenir l’an prochain, pas de problème!

Interpol:

Pas grand chose à redire. On connaissait la playlist (par cœur) et on a pas été déçus. Ce genre de concert est assez particulier, car effectivement, le côté surprise / découverte est totalement occulté. mais quand bien même, quel pied de pouvoir entendre « live » cet album qui tourne depuis 15 ans déjà sur nos platines.

The Moonlandingz:

Regardé de loin aussi (les années commencent à se faire sentir probablement…). Mais vu du bar, ça avait l’air de bien bastonner aux premiers rangs.

Ty Segall:

Monsieur garage-rock a livré une prestation de qualité, avec tout ce qu’il faut de gros son et de riffs. Par contre moi j’étais encore sur mon coup de mou depuis le concert précédent.

Tale Of Us:

Bonne surprise pour finir les 3 jours. Sur album, leur musique me semblait un peu dépressive et plutôt adaptée à des petites audiences. Ils ont réussi à muscler leur jeu, juste assez pour garder éveillés les derniers fêtards et faire bouger les vieux récalcitrants comme moi. Une très bonne note donc pour terminer.

Bilan général:

Mon top 3, difficile à établir cette année tant il y a eu de bonnes choses, ce serait Angel Olsen, Thee Oh sees et Idles (et pas loin derrière Mac DeMarco et PJ Harvey).

Le coup de cœur va à Idles, qui ont littéralement retourné le Fort, et au plan vidéo où l’on voit les 2 batteurs de Thee Oh Sees devant la foule. Magique.

Côté déception, DJ Shadow et Arab Strap, comme expliqué dans les précédents bilans.

Un grand bravo à l’organisation dans son entièreté. Vivement Août 2018!

Route du Rock 2017. Le bilan, jour 2.

Réveil difficile pour certains, un peu mieux négociés pour d’autres qui ont réussi à se coucher tôt et sobres… toujours est-il qu’on enchaîne sur le samedi. La programmation étant dense, et les navettes prises d’assaut (du moins c’est ce que je me laisse dire), je fais l’impasse sur la plage pour ne pas louper une minute des 8 groupes qui vont défiler dans le Fort. C’est parti!

Cold Pumas:

DSCF2543

Cold Pumas

Grosse côte pour le groupe de Brighton. Pour moi la meilleure ouverture sur les 3 jours. Un live toujours bien en rythme et visuellement prenant grâce à leur batteur-chanteur qui dégage une sacrée présence derrière ses fûts. Musicalement, ils modifient peu ce qu’ils font (très bien) sur album, juste ce qu’il faut pour donner un peu plus de punch.

Parquet Courts:

DSCF2547

Parquet Courts

J’aime bien sur album, sans plus. Même ressenti lors du concert.

Arab Strap:

DSCF2552

Arab Strap

Ma déception du samedi. J’étais resté sur une musique éthérée et des paroles en chanté/parlé qui collent parfaitement à cette atmosphère un peu lugubre. Si la voix et la prestance d’Aidan Moffat ne sont en rien discutables, j’ai par contre au beaucoup de mal avec la musique. Celle-ci reste très bonne, mais les morceaux étaient sur-instrumentalisés à mon goût et on a grandement perdu en intimité. Dommage.

Temples:

DSCF2556

Temples

M’ont laissé la même sensation que lors de leur premier passage. Un peu rigides et ayant du mal à magnifier leurs morceaux (pourtant excellents) sur scène.

The Jesus And Mary Chain:

C’était clairement le concert que j’attendais le plus. Le genre de groupe qu’on pense ne jamais voir sur scène, jusqu’au jour où… Ils ont rempli leur mission sans problème. Avec une musique qui reste longtemps dans les oreilles et dans la tête. Le jeu de scène de Jim Reid est assez impressionnant, surtout qu’étant donnée la disposition du groupe, il doit tout assurer de A à Z.

Black Lips:

Petite impasse pour moi, on commence à se faire vieux. Vu de loin donc, ça volait dans tous les sens.

Future Islands:

Comme annoncé, Samuel Herring est un monstre sur scène. Si leur musique sur album me plaît bien, sans plus, il faut reconnaitre que là, ils savent augmenter le niveau d’un cran pour rendre le live captivant.

Soulwax:

La machine à danser tout simplement. Avec le format proposé, difficile de se planter et je crois que c’est quasi unanime. Le mélange du rock et de l’éléctro a pris, et St Père a sauté, sauté jusqu’au bout de la nuit. Un grand moment!

Suite et fin demain!