Courant d’Air #1651

Weezer, White Album, 2016.

Depuis 1996 et la sortie de Pinkerton, la carrière de Weezer est en dents de scie -tout comme les morceaux à l’intérieur des albums. S’ils arrivent à pondre à chaque fois quelques bombes mélodiques, il y a quand même à boire et à manger sur chacune de leurs productions. Cette fois ci, grande satisfaction, c’est bien plus homogène.

Teleman, Brilliant Sanity, 2016.

Suite logique de Breakfast (2014), on retrouve leur son caractéristique et hyper rythmé. Rentre facilement dans mon top de l’année.

C. Duncan, The Midnight Sun, 2016.

Christopher a troqué sa guitare contre un clavier. Grand bien lui en a pris, car si les premières écoutes de son second album laissent l’auditeur un peu perdu, ses mélodies deviennent finalement évidentes et entêtantes.

Elohim, Elohim, 2016.

Les aficionados de Chvrches devraient sans problème se laisser prendre au jeu d’Elohim qui mêle synthés et pop presque aussi magistralement.

The Housemartins, London 0 Hull 4, 1986.

Son typique pop années 80, tout ce qu’il faut de sautillant et de dansant sur ce premier album.

 

 

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Courant d’Air #1650

Car Seat Headrest, Teens of Denial, 2016.

Dixième (!!!) album pour le jeune Will Toledo (24 ans) et sa bande. Toujours aussi mélodique et enragé à la fois, le rock US a de beaux jours devant lui.

Woods, City Sun Eater In The River Of Light, 2016.

Un peu en perte de vitesse, le son Woods commence légèrement à tourner en rond. L’album reste cependant très bon, même si aucun morceau ne se démarque particulièrement du reste.

The Limiñanas, Malamore, 2016.

5ème album pour la formation française qui continue de toucher à tout. Un chanté / parlé à la Gainsbourg, des textes un peu foutraques et un son ratissant un large panel du rock français (psyché, yéyé, nouvelle vague, …).

Beau, That Thing Reality, 2016.

Comme son nom l’indique. Mélodies éthérées et voix planantes pour le premier LP de ce duo new-yorkais.

Cocteau Twins, Garland, 1982.

Premier album d’un groupe qui deviendra une influence majeure lors des décennies suivantes. Une voix et un son aériens, glaçants et pénétrants, réputés pour être uniques et sans filiation.

Courant d’Air #1649

Retour du Courant d’Air, avec on l’espère une diffusion hebdomadaire.

Bon Iver, 22 A Million, 2016.

Virage marquant dans la discographie de Bon Iver, qui se laisse tenter par une sorte de musique électro minimaliste. Attention tout de même, l’utilisation du vocodeur à pleine puissance peut éventuellement causer des dommages irréversibles sur l’ouïe.

Crocodiles, Dreamless, 2016.

Dans la droite lignée de ce que faisait le groupe avant. Avec tout de même l’impression que le son est un peu plus lourd, plus orienté boite.

Omni, Deluxe, 2016

Un son saccadé et épuré. Le groupe qui vient de sortir son premier album sera à coup sûr une des bonnes surprises sur scène lors des mois à venir.

Efterklang, Leaves: The Colour of Falling, 2016.

Efterklang part avec cet album encore plus loin aux frontières de la pop. Cette fois ci, c’est aux harmonies et au chant classique qu’ils mêlent leur musique.

The Wake, Here Comes Everybody, 1985.

Album transition entre le post-punk, et la pop britannique qui commence tout doucement à  se mettre en place.

 

Concert de Miossec à la Carène, Brest, le 25/11/2016.

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Miossec avance, et ne se fait pas prier pour nous le faire savoir. Vendredi 25 novembre, il avait rendez-vous avec son public, à Brest même, pour présenter Mammifères, sorti au mois de mai.

Pour être honnête, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans les dernières compositions. Le côté tango et le style allégé des morceaux ne m’ont pas fait sauter au plafond. Je ne venais donc pas au concert en terrain conquis, loin de là. Accompagné de 3 musiciens, c’est en formation inédite qu’il se présente. Un clavier / boîte à rythme, deux guitares et un violon / mandoline. Une disposition qui venait confirmer mes crainte: on allait avoir quelque chose de très proche du CD.

D’entrée de jeu, on a droit à un enchaînement de nouveaux titres. Ô bonheur! Le travail effectué sur l’orchestration est impressionnant, et c’est finalement une nouvelle facette des morceaux qui est proposée. L’absence de l’accordéon fait quasiment s’évaporer la note tango, et la boîte à rythme réussit presque à faire oublier qu’il n’y a pas de batterie. Le son est donc bien plus fourni et plus rock que prévu.

Miossec est assez bavard, mais semble quand même timide, c’est étonnant. Il réussit à se mettre la foule à dos en annonçant directement qu’il ne fera pas Brest, qui perd selon lui de son intérêt à domicile et annonce que par contre une chanson sur Le Conquet est en préparation pour la remplacer. Rires et lancement du running gag. Brest sera tout de même bien présente en fin de set, lors du second rappel. Entre temps, le téléphérique en prendra aussi pour son grade.

Côté morceaux, quasiment tout le dernier album y passe, et comme je le disais en ouverture, Miossec avance, et ne regarde plus trop derrière lui. Boire et Baiser seront totalement oubliés (mis à part Que devient ton poing quand tu tends les doigts). Qu’à celà ne tienne, l’heure et demie défile devant un public aux anges. Le mot de la fin restera dans l’ambiance générale: « Ne tombez pas du téléphérique! ».