Interview des « Slow Sliders ».

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Entre deux prises de son et deux prises vidéo, les Slow Sliders, formation bretonne, a eu la gentillesse de nous accorder une interview. Nouvel album, nouveau clip, la suite de 2017, ils nous disent (presque) tout.

Messieurs bonjour. Tout d’abord, je vous laisse vous présenter, et ainsi nous préciser comment vous êtes venus à la musique (ou si c’est la musique qui est venue à vous).

Salut !

On est les Slow Sliders un groupe de quatre gars du Finistère (Victor, Axel, Clovis et Gwen). Pour le coup c’est moi Gwen qui me chargerai de répondre aux questions. En “porte parole”.

Du coup. Je dirais qu’on est venu assez simplement à la musique. A la base on était tous les quatre des gros fans de musique et on pratiquait déjà chacun un instrument avant de monter le groupe. Donc c’est peut être la musique qui est venu à nous. Comme vous préférez !

Comment vous êtes vous rencontrés, et qu’est ce qui vous a poussé à former le groupe?

Clovis Victor et moi c’était pendant nos années collèges. Quand on est rentré au lycée on a voulu monter un groupe de musique ensemble, allez savoir pourquoi ? Faut croire que ça nous paraissait cool ! Du coup arrivé au lycée on a cherché un deuxième guitariste pour compléter la formation. On a rencontré Axel et on lui a proposé, tout simplement.

Quelle sont vos influences? Vous revendiquez-vous d’un groupe, ou d’un mouvement en particulier?

On écoute beaucoup de truc différent. Après c’est difficile de déterminer ce qui nous influence vraiment. Qu’en on parle de nous les gens cite souvent Tame Impala, Mac Demarco, Grizzly Bear… ce genre de groupe. Si on veut parler de mouvement je dirais qu’on s’inscrit dans l’indie rock, ou pop. Comme vous préférez.

D’où vient votre nom d’ailleurs? Une connotation musicale?

Oui ! Ça vient d’un morceau de Van Morrison qui s’appelle “Slim Slow Slider”. C’est clairement un vieux truc de rockeur que de prendre un nom en référence à une chanson (Radiohead, Rolling Stones etc.). On était jeune, on a fait pareil.

J’ai pu voir que l’album et un clip étaient en cours. Quelques précisions sur les dates de sortie?

L’album est dans la boite, on attend les mixes… et c’est long. Pour ce qui est du clip on vient justement de finir de le tourner, une histoire de chien…

Malheureusement on est dans l’impossibilité de vous donner une date de sortie précise à l’heure qu’il est ! Mais rassurez vous, ça sortira en 2017 !

A titre personnel, je vous ai connus lors de la première partie des « Wedding Present » en novembre à Rennes (2 très bons concerts, cela dit en passant). Comment en êtes vous arrivés à tourner avec eux?

C’est la Route du Rock Booking, la division booking du festival qui nous a proposé cette date.

On ne connaissait même pas le groupe avant ça. Après on a fait une seul date avec eux du coup on peut pas vraiment dire qu’on ai “tourné” avec eux !

Les Victoires de la Musique viennent de donner les noms des retenus. Il y a quelque chose qui vous plaît dans le lot? Et plus généralement, quel regard portez-vous sur la musique française? Ce qui apporte une nouvelle question, pourquoi avoir choisi l’anglais pour vos textes?

Non pas vraiment… ah si peut être La Femme. Et encore ça fait pas vraiment l’unanimité au sein du groupe. Je viens d’aller jeter un œil pour le coup, parce qu’à la base j’étais même pas au courant, donc voilà… on s’intéresse pas spécialement à la scène française et encore moins à la musique promut par les Victoires de la Musiques. On va plus s’intéresser au groupe anglo-saxons en général. L’idée de chanter en anglais nous a toujours paru évident. C’est la musique qu’on écoutait du coup c’est la musique qu’on a voulu faire !

En cette période de vœux, un souhait musical pour 2017?

On aimerait bien sortir notre album, ça serait déjà bien !

Après si les artistes qu’on aime bien pouvait sortir des bons albums cette année ça serait parfait !

Non en vérité c’est presque toujours plus satisfaisant de découvrir des nouveaux artistes.

 

Si vous souhaitez découvrir le groupe, voici 2 vidéos, ils sont aussi écoutables sur Soundcloud.

Et si vous préférez vous faire une idée en live, 3 dates à retenir:

Le 25 janvier à Paris, le 26 à Rezé et le 2 février à Dijon.

Courant d’Air #1702

Tropic Of Cancer, Restless Idylls, 2013.

Difficile de faire plus noir. Naviguant dans un son électro limite morbide, Camella Lobo, la tête pensante de Tropic of Cancer, nous rappelle à chaque instant que l’on peut faire plus triste que la minute précédente. L’album est d’ailleurs sorti sur le label « Blackest Ever Black ». Un signe probablement.

DMA’s, Hills End, 2016.

Pas forcément très original comme musique, mais bon dieu qu’est ce que ça déménage chez DMA’s. Les bon vieux tuyaux pop rock fonctionnent ici à plein régime pour le « meilleur groupe australien de pop britannique ».

NOFX, First Ditch Effort, 2016.

Voilà des anciens qui persistent et signent. Malgré un premier album sorti en 1988, NOFX arrive encore à faire de la bonne musique. Loin d’être révolutionnaire, l’album a le mérite d’être vraiment agréable et de proposer quelques moments originaux, chose qui devient rare dans le skate punk.

Deftones, Gore, 2016.

Huitième album pour les Deftones qui réussissent toujours à trouver le juste milieu entre la violence du métal et la douceur, toute relative, qu’ils lui associent.

Tegan And Sara, Love You To Death, 2016.

Les jumelles de Calgary changent une nouvelle fois de registre. Après avoir exploré la pop, le folk, le rock, elles se tournent vers une production plus électronique et matinée de synthés.

 

 

Le hip-hop 90’s et 00’s selon DJ Vadim

dj-vadimDJ anglais né à Saint-Petersbourg, DJ Vadim est l’un des maîtres de l’abstract hip hop. Dans ses albums, il parvient à intégrer l’ensemble des sons qu’il aime : hip-hop d’abord, mais également électro, dub, soul, jazz, classique, bruitages. Ce prolifique explorateur de sons, nous offre aussi régulièrement des mixtapes gratuites. La dernière, une vrai réussite, est la rencontre entre le hip-hop des année 90 et 2000, selon Vadim. Le résultat donne 2h de régal pour les amateurs du genre!

Courant d’Air #1701

White Lies, Friends, 2016.

Album un poil fainéant par rapport aux trois précédents. Les White Lies ont indéniablement une voix et un son particuliers mais les mettent moins en valeur ici. Ceci dit, l’album s’écoute toujours avec grand plaisir.

Okkervil River, Away, 2016.

Génial tour de main que de réussir à rassembler Pulp, The Cure ou bien encore Bright Eyes dans un seul disque. Quand en plus c’est fait avec brio, on adore, forcément.

La Sera, Music For Listening To Music To, 2016

Katy Goodman (ancienne Vivian Girls) continue son bonhomme de chemin sur ce quatrième album. Toujours cette voix haut perchée et ce sens de la mélodie.

Vanishing Twin, Choose Your Own Adventure, 2016.

Remise au goût du jour du son Stereolab. La mode est au vintage alors aucune raison de se priver.

Yann Tiersen, Eusa, 2016.

Magnifique ode à l’île d’Ouessant proposée ici par Yann Tiersen. Il délaisse tous ses pianos pour enfants et ses violons pour se consacrer uniquement au piano, le grand. Magnifique moment d’évasion en vue.

Courant d’Air #1651

Weezer, White Album, 2016.

Depuis 1996 et la sortie de Pinkerton, la carrière de Weezer est en dents de scie -tout comme les morceaux à l’intérieur des albums. S’ils arrivent à pondre à chaque fois quelques bombes mélodiques, il y a quand même à boire et à manger sur chacune de leurs productions. Cette fois ci, grande satisfaction, c’est bien plus homogène.

Teleman, Brilliant Sanity, 2016.

Suite logique de Breakfast (2014), on retrouve leur son caractéristique et hyper rythmé. Rentre facilement dans mon top de l’année.

C. Duncan, The Midnight Sun, 2016.

Christopher a troqué sa guitare contre un clavier. Grand bien lui en a pris, car si les premières écoutes de son second album laissent l’auditeur un peu perdu, ses mélodies deviennent finalement évidentes et entêtantes.

Elohim, Elohim, 2016.

Les aficionados de Chvrches devraient sans problème se laisser prendre au jeu d’Elohim qui mêle synthés et pop presque aussi magistralement.

The Housemartins, London 0 Hull 4, 1986.

Son typique pop années 80, tout ce qu’il faut de sautillant et de dansant sur ce premier album.

 

 

Courant d’Air #1650

Car Seat Headrest, Teens of Denial, 2016.

Dixième (!!!) album pour le jeune Will Toledo (24 ans) et sa bande. Toujours aussi mélodique et enragé à la fois, le rock US a de beaux jours devant lui.

Woods, City Sun Eater In The River Of Light, 2016.

Un peu en perte de vitesse, le son Woods commence légèrement à tourner en rond. L’album reste cependant très bon, même si aucun morceau ne se démarque particulièrement du reste.

The Limiñanas, Malamore, 2016.

5ème album pour la formation française qui continue de toucher à tout. Un chanté / parlé à la Gainsbourg, des textes un peu foutraques et un son ratissant un large panel du rock français (psyché, yéyé, nouvelle vague, …).

Beau, That Thing Reality, 2016.

Comme son nom l’indique. Mélodies éthérées et voix planantes pour le premier LP de ce duo new-yorkais.

Cocteau Twins, Garland, 1982.

Premier album d’un groupe qui deviendra une influence majeure lors des décennies suivantes. Une voix et un son aériens, glaçants et pénétrants, réputés pour être uniques et sans filiation.