Courant d’Air #1706

Foxygen, Hang, 2017.

C’est vendredi, vous êtes détendus, la semaine se termine. Une BO s’impose alors, celle du dernier Foxygen. L’album à la joie communicative qui ne vous laissera pas indifférent.  @foxygentheband

Austra, Future Politics, 2017.

Album ultra prenant dominé par son morceau du même nom. Difficile de rester de marbre face la profondeur de cet electro-rock. @austratalks

Nada Surf, You Know Who You Are, 2016.

Malgré un manque criant d’originalité et de prise de risque, Nada Surf continue tant bien que mal à faire du Nada Surf. Difficile de dater leurs morceaux tellement ils se ressemblent, mais leur son reste tout de même fort agréable. A petite dose. @nadasurf

Cherry Glazerr, Apocalipsticks, 2017.

Rock garage léché, où la voix de Clementine Creevy oscille élégamment entre celle de Chan Marshall (Cat Power) et celle de Kazu Makino (Blonde Redhead). @cherryglazerr

Matthew E. White & Flo Morrissey, Gentlewoman, Ruby Man, 2017.

Les albums de reprises aussi qualitatifs sont rares. Si le choix des morceaux est très éclectique, ils sont tous revisités à la sauce White / Morrissey. Et loin de révolutionner les originaux, chaque nouvelle interprétation donne vraiment un second souffle. Un souffle frais. @flomorrissey @amattwhitejoint

Courant d’Air #1705

The XX, I See You, 2017.

Attendus au tournant après Coexist en 2012. Ce qui avait fait la magie de leurs précédents opus est toujours là. Retour gagnant! @The_xx

Benjamin Biolay, Palermo Hollywood, 2016.

Une vraie BO de film des années 70 que ces 14 titres proposés par Benjamin Biolay qui a puisé son inspiration en Argentine et plus particulièrement à Buenos-Aires. @Benjamin_Biolay

The Flaming Lips, Oczy Mlody, 2017.

D’inspiration clairement nordique, l’album navigue entre les anciens de Gus Gus et les plus récents Sigur Rós. Une sorte d’anthologie de l’électro pop et du trip-hop à travers les 2 dernières décennies. @theflaminglips

Bonobo, Migration, 2017.

Compositions reposantes et relaxantes sur la nouvelle mouture de Bonobo. Idéales pour l’apéro? Clairement! @si_bonobo

Mac DeMarco

Sorti cette semaine, un extrait du nouvel album de Mac DeMarco à paraître le 5 mai 2017. @Msldemarco

Stupeflip – « The Antidote »

stupeflip

5 ans après leur dernier album The Hypnoflip Invasion, Stupeflip revient avec un nouvel album. Ce dernier a été, une nouvelle fois, financé par une cagnotte participative qui a permis au groupe de lever plus de 400 000 euros par leur fan et garder ainsi leur indépendance. Cette somme va donc servir a enregistrer le nouvel album, réaliser des clips et organiser une flip party géante… En attendant mars et la sortie officielle du nouvel opus, on peut écouter  le premier morceau The Antidote.

Le lapin veut sa stup-dose
Prêt à mordre jusqu’au sang
Il utilise sa truffe rose pour aller gratter quelques sons
Et sa détale en sautillants toujours au bord de l’overdose
Comment bouffer du stup sans choper la myxomatose

Courant d’air #1704

Grand Blanc, Mémoires Vives, 2016.

Bien ancré dans la mouvance typiquement française de l’électro pop vintage, Grand Blanc nous propose son  premier album après 3 EPs prometteurs. A la fois accrocheur et entêtant. Comme un (bon) morceau des années 80 finalement.

Graveyard Club, Cellar Door, 2016.

Simples et efficaces, les ritournelles de Graveyard Club restent longtemps en tête. Ici encore, l’écoute de disques estampillés années 80 se fait ressentir.

Lescop, Echo, 2016.

Second album studio pour Lescop depuis son échappée d’Asyl. Il continue de proposer sa propre version de la cold wave. Aidé par des textes originaux, inspirés, et en français s’il vous plaît, il passe sans problème la confirmation.

Civil Civic, The Test, 2016.

Pas de textes ici, tous les morceaux sont instrumentaux, pourquoi s’embêter. Chaque thème est ici développé de façon agressive et incisive. le duo batterie / guitare est balancé idéalement. Inspirés de Ratatat on pourrait dire que les Civil Civic sont leur côté obscur.

Cullen Omori, New Misery, 2016.

Et un autre nostalgique des années 80, un! Avec un avantage certain pour l’ancien membre des feus Smith Westerns, cette voix très travaillée qui donne une texture unique aux morceaux.

Best Of de la rédaction

bestof2016

Parce qu’un Best Of 2016 se doit de voir mourir l’année afin d’être le plus exhaustif possible (et accessoirement parce que les auteurs sont aussi pris par d’autres obligations plus terre-à-terre), voici ce que nous considérons comme le meilleur de cette année écoulée.

THOMAS G.

Jamie T – Trick

Le britannique né à Wimbledon en 1986 nous propose ici son dernier album nommé « Trick «  pour ses 30 ans. Un condensé du talent de Jamie T, un mélange de rock, de pop et de hip-hop. Le tout s’enchaîne à merveille et s’écoute sans modération. C’est avec difficulté qu’il a fallu choisir un titre pour éveiller votre curiosité mais je vous propose donc de découvrir « Drone Strike ».

Kate Tempest – Let Them Eat Chaos

Découverte des transmusicales de Rennes 2014, Kate Tempest nous livre son troisième album intitulé « Let Them Eat Chaos ». La britannique âgée de 31 ans propose un hip-hop engagé et poétique traitant des déviances de notre société actuelle en s’appuyant sur ses qualités de slameuse et son accent So British. Voici pour vous « Ketamine For Breakfast ».

Larry Gus – I Need New Eyes

Le phénomène grec de 33 ans sort son dernier album intitulé « I Need New Eyes » fin 2015 mais j’ai tout de même souhaité l’inclure dans cette playlist. A l’origine informaticien et passionné par les algorithmes, Larry Gus est le seul maître à bord et coupe, colle, assemble des bouts de musiques pour délivrer une pop aux influences ethniques. Son talent lui a valu une place au chaud sur le label DFA Records. Je vous laisse juger par vous-même avec en écoutant « Set Of Replies ».

Lewis Del Mar – Lewis Del Mar

Duo tout droit sorti de New York, voici le premier album éponyme de Lewis Del Mar. Composé de Danny Miller à la guitare et au chant et de Max Harwood à la batterie et également producteur du groupe, leur style indie-pop-folk nous rappelle le talentueux Alt-J. Voici donc pour vos oreilles « Loud(y) ».

Baby Strange : Originaire de Glasgow, le trio de Baby Strange s’est formé en 2012 et sort son tout premier EP intitulé « Want It Need It ». Leur rock garage aux influences pop punk leur ont permis de jouer les premières parties aux côtés de Slaves et de Palma Violets. La preuve en est, voici pour vous le titre « Pleasure City ».

RODRIGUE M.

Fat White FamilySong For Our Mothers

Après l’abrasif Champagne Holocaust, les membres de Fat White Family ont confirmé tout le bien que je pensais d’eux dans Songs For Our Mothers, que l’on peut écouter en boucle. Un album en opposition, plus posé, hypnotique voir mélodique et bien sûr provocateur : «Songs For Our Mothers est une invitation, envoyée par détresse à danser sur le rythme de la haine humaine… ».  

PJ HarveyThe Hope Six Demolition Poject

Cinq ans après le superbe Let’s England Shake, PJ Harvey nous a donc offert un 9ème album. Pour The Hope Six Demolition Poject, Polly Jean Harvey a couru le monde pour livrer un album politiquement engagé. Le nom lui fut inspiré après son voyage à Washington où le projet « Hope VI » visant à démolir des taudis situés en zones d’extrême pauvreté, avec l’impossibilité pour les résidents de se reloger dans des logements rendus trop chers…« They’re going to build a Walmart here », le premier refrain de l’album donne le ton de cet opus.

La Femme Mystère

Tout a pu être dit sur ce groupe tant leur album était attendu… En tout cas, pour leur retour La Femme n’a pas déçu, bien au contraire, ils ont confirmé en étant toujours aussi créatif. Un album riche et interprété avec panache en live!

Hinds Leave Me Alone

Deux guitares, une basse et une batterie au service d’un quartet féminin plein de fougue, qui avait séduit le public de La Route du Rock et du Pitchfork 2015. Premier album sorti donc début 2016 sur Burger Records, pour ses madrilènes qui incarne la nouvelle génération garage espagnole. Un vent de fraicheur.

SuunsHold/Still

Les 4 canadiens de Suuns continuent de repousser les limites de leurs univers musical avec un 3ème album en 10 ans d’existence. Mélodieux et puissant, Hold/Still (se tenir / tranquille) nous entraine dans un voyage particulier accompagné de guitares saturées, de rythmiques et voix hypnotiques formant un ensemble homogène et mélodieux !

PIERRE-YVES G.

Kevin Morby – Singing Saw

Avril 2016. Kevin Morby a déjà tué le jeu en sortant Singing Saw. Excellent album, qui prend encore plus de force sur scène. Des mélodies imparables, et une osmose chant / musique indéniable. Longue vie à Kevin Morby!

La Femme – Mystère

Difficilement classable dans une catégorie bien précise, la musique du nouvel album de La Femme continue à nous faire voyager dans le méandre de leurs influences. Une continuité certaine avec le travail précédent (normal, puisque certains morceaux sont même antérieurs à la sortie de Psycho Tropical Berlin) qui élève encore un peu plus le groupe.

Teleman – Brilliant Sanity

Second opus pour le groupe britannique. Découvert cette année pour ma part, j’ai donc eu la chance de me plonger dans leur discographie, naissante mais entêtante.

The Radio Dept. – Running Out Of Love

4ème album des suédois, que je découvre sur le tard encore une fois. Leur univers froid et mélodieux m’a tout de suite plu, accrocheur et sophistiqué.

Dinosaur Jr. – Give A Glimpse of What Yer Not

Toujours en pleine forme, Jay Mascis et sa bande arrivent encore à surprendre après 11 albums et un break de presque 10 ans entre 97 et 2006. On retrouve ici ce qui a fait leur succès, et pourtant chaque morceau reste une découverte.

MATHIEU L.

Eartheater – Metalepsis

Babyfather – BBF Hosted By DJ Escrow

Kedr Livanskiy – January Sun

Miike Snow – III

Agar Agar – Cardan EP

Et pour apprécier pleinement, voici la playlist youtube qui associe le son ET l’image!

Interview des « Slow Sliders ».

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Entre deux prises de son et deux prises vidéo, les Slow Sliders, formation bretonne, a eu la gentillesse de nous accorder une interview. Nouvel album, nouveau clip, la suite de 2017, ils nous disent (presque) tout.

Messieurs bonjour. Tout d’abord, je vous laisse vous présenter, et ainsi nous préciser comment vous êtes venus à la musique (ou si c’est la musique qui est venue à vous).

Salut !

On est les Slow Sliders un groupe de quatre gars du Finistère (Victor, Axel, Clovis et Gwen). Pour le coup c’est moi Gwen qui me chargerai de répondre aux questions. En “porte parole”.

Du coup. Je dirais qu’on est venu assez simplement à la musique. A la base on était tous les quatre des gros fans de musique et on pratiquait déjà chacun un instrument avant de monter le groupe. Donc c’est peut être la musique qui est venu à nous. Comme vous préférez !

Comment vous êtes vous rencontrés, et qu’est ce qui vous a poussé à former le groupe?

Clovis Victor et moi c’était pendant nos années collèges. Quand on est rentré au lycée on a voulu monter un groupe de musique ensemble, allez savoir pourquoi ? Faut croire que ça nous paraissait cool ! Du coup arrivé au lycée on a cherché un deuxième guitariste pour compléter la formation. On a rencontré Axel et on lui a proposé, tout simplement.

Quelle sont vos influences? Vous revendiquez-vous d’un groupe, ou d’un mouvement en particulier?

On écoute beaucoup de truc différent. Après c’est difficile de déterminer ce qui nous influence vraiment. Qu’en on parle de nous les gens cite souvent Tame Impala, Mac Demarco, Grizzly Bear… ce genre de groupe. Si on veut parler de mouvement je dirais qu’on s’inscrit dans l’indie rock, ou pop. Comme vous préférez.

D’où vient votre nom d’ailleurs? Une connotation musicale?

Oui ! Ça vient d’un morceau de Van Morrison qui s’appelle “Slim Slow Slider”. C’est clairement un vieux truc de rockeur que de prendre un nom en référence à une chanson (Radiohead, Rolling Stones etc.). On était jeune, on a fait pareil.

J’ai pu voir que l’album et un clip étaient en cours. Quelques précisions sur les dates de sortie?

L’album est dans la boite, on attend les mixes… et c’est long. Pour ce qui est du clip on vient justement de finir de le tourner, une histoire de chien…

Malheureusement on est dans l’impossibilité de vous donner une date de sortie précise à l’heure qu’il est ! Mais rassurez vous, ça sortira en 2017 !

A titre personnel, je vous ai connus lors de la première partie des « Wedding Present » en novembre à Rennes (2 très bons concerts, cela dit en passant). Comment en êtes vous arrivés à tourner avec eux?

C’est la Route du Rock Booking, la division booking du festival qui nous a proposé cette date.

On ne connaissait même pas le groupe avant ça. Après on a fait une seul date avec eux du coup on peut pas vraiment dire qu’on ai “tourné” avec eux !

Les Victoires de la Musique viennent de donner les noms des retenus. Il y a quelque chose qui vous plaît dans le lot? Et plus généralement, quel regard portez-vous sur la musique française? Ce qui apporte une nouvelle question, pourquoi avoir choisi l’anglais pour vos textes?

Non pas vraiment… ah si peut être La Femme. Et encore ça fait pas vraiment l’unanimité au sein du groupe. Je viens d’aller jeter un œil pour le coup, parce qu’à la base j’étais même pas au courant, donc voilà… on s’intéresse pas spécialement à la scène française et encore moins à la musique promut par les Victoires de la Musiques. On va plus s’intéresser au groupe anglo-saxons en général. L’idée de chanter en anglais nous a toujours paru évident. C’est la musique qu’on écoutait du coup c’est la musique qu’on a voulu faire !

En cette période de vœux, un souhait musical pour 2017?

On aimerait bien sortir notre album, ça serait déjà bien !

Après si les artistes qu’on aime bien pouvait sortir des bons albums cette année ça serait parfait !

Non en vérité c’est presque toujours plus satisfaisant de découvrir des nouveaux artistes.

 

Si vous souhaitez découvrir le groupe, voici 2 vidéos, ils sont aussi écoutables sur Soundcloud.

Et si vous préférez vous faire une idée en live, 3 dates à retenir:

Le 25 janvier à Paris, le 26 à Rezé et le 2 février à Dijon.